Avant de considérer le paysage sous l'angle de l'écologie, nous l'avons travaillé dans le cadre de la thèse sur la déprise agricole. Des méthodes lourdes telles que les réseaux de neurones, les environnements symboli-connexionnistes (associant un RN et un système expert) ont été mises en oeuvre, sans réel succès, il faut bien le dire. C'est une des raisons pour laquelle nous nous sommes tourné vers des méthodes exploratoires, aptes à limiter les effets "boîte noire" dont nous avons tant souffert pendant notre thèse. Au delà de ces conclusions, il a été possible de réaliser un état de l'art conséquent sur la déprise agricole et le paysage, transversalement entre les disciplines intéressées, et également des simulations paysagères 3D et une ébauche préfigurant nos recherches sur la cartographie animée et l'aide à la décision interactive. Mes collègues de travail ont été B. Orsier et B. Amy (équipe réseau d'automate du Lifia, Grenoble).
 
Mes travaux s'intéressent donc, malheureusement bien moins que je ne le souhaiterais faute de temps, au paysage. A nouveau, c'est l'organisation spatiale de celui-ci qui m'interpelle.

L'écologie du paysage est une source très intéressante d'inspiration pour un méthodologue spatial. Elle associe en effet des approches pour évaluer l'organisation des composantes du paysage, dans une visée écologique, qui parfois intègre l'Homme. Ainsi, le programme de lutte intégrée contre le campagnol réunit des écologues, des épidémiologues, des spécialistes du terrain, des collectivités demandeuses d'expertise, et des géographes. C'est le projet pluridisciplinaire par excellence. Nous avons réalisé de nombreux outils enrichissant le concept ARPEGE' à partir des informations sur la pullulation du campagnol (médienne, cartographie animée et exploratoire de la pullulation). Les géographes de THEMA (J.C. Foltête et F.P. Tourneux) ont beaucoup travaillé sur ce domaine. Il faut aussi citer J.M. Robbez-Masson et M. Deconchat, qui ont participé à un échange avec le GISC de Berkeley, sur le thème de l'analyse des formes paysagères.

Actuellement, je réfléchis à des méthodes robustes de mesure de la (bio)diversité, en essayant, avec Ilène Mahfoud, d'améliorer l'utilisation des indices d'entropie et de dominance sensibles aux Modifiable Areal Unit Problem (MAUP).