J'ai eu l'occasion de travailler les flux agricoles intercommunaux
dans le cadre d'une recherche sur des méthodes d'optimisation
de découpage territorial (voir publications). Ce travail a débouché
sur l'obtention d'une nouvelle question dans le Recensement Agricole 2000
(justification scientifique parmi d'autres) portant sur les communes principales
dans lesquelles l'agriculteur exploite ses terres. C. Laurent, P. Dumolard
et J. Bolot ont été mes compagnons de route.
Les méthodes élaborées dans le cadre de l'INRA
Délégation Agriculture Développement Prospective pouvait
théoriquement servir de support à une généralisation
des découpages à l'échelle régionale ou départementale.
Ce ne fut pas le cas, et j'ai donc arrêté (à regret)
de travailler sur ce thème, qui a cependant fourni de nombreuses
questions de recherche et publications.
Les flux que je manipule actuellement ont changé de nature : il s'agit des flux d'échange commerciaux entre des pays (l'UE, les PECOs dont les 10 rejoignant l'UE, et les Pays Tiers Méditerranéens). L'objectif est de constater si l'arrivée de nouveaux pays dans l'Union déstabilise cette dernière, dans ses liens qu'elle entretient notamment avec les PTM. Un modèle gravitaire a été appliqué (problème proposé par B. Nicot). Parmi ceux que j'ai mis en oeuvre, c'est le seul modèle confirmatoire basé sur des données empiriques qui fonctionne vraiment bien... mais je l'ai traité in fine par une approche exploratoire... Les deux approchent se révèlent complémentaires.
Enfin, les transports à la demande m'amènent à
manipuler des flux propres aux migrations alternantes.