L'interactivité des outils ne fait pas tout. Il semble important d'améliorer, autant que possible, le "moteur" des outils d'aide à la décision disponibles. Ce moteur, c'est la modélisation spatiale.

La modélisation peut (notamment) être statistique, concerner la structure des données dans un SIG ou bien s'attacher à décrire de manière simplifée un phénomène. Nous abordons dans nos recherches un peu les trois volets :
- par des outils géostatistiques interactifs, appliqués au traitement d'image : variogrammes robustes et matrices de cooccurrence interactifs, indices locaux d'autocorrélation spatiale (application : analyse de la pullulation du campagnol) ; un grand merci à J.C.  Foltête et J.M. Robbez-Masson pour m'avoir ouvert à ces méthodes extraordinairement riches ;
- par l'utilisation de modèles conceptuels des données, en langage UML (applications : déprise agricole et transports intermodaux) ; je salue en passant M. C. Fauvet, une spécialiste des MCD !
- par la confrontation à l'approche exploratoire de modèles éprouvés (modèle gravitaire appliqué aux échanges commerciaux entre pays, par exemple).

L'idée centrale est qu'il n'est, selon moi, pas possible d'accéder à une connaissance approfondie des processus spatiaux sans faire appel à des modèles plus ou moins abstraits. L'objectif est de rendre facilement exploitables ces modèles dans des environnements conviviaux laissant toute leur place à l'exploration, à l'innovation, à la découverte...